The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10 eBook

This eBook from the Gutenberg Project consists of approximately 429 pages of information about The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10.

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Toutes cinq sont bien garnies d’artillerie.  J’y ai remarque sur-tout trois bombardes de metail (canons de bronze) dont deux etoient de deux pieces, [Footnote:  La remarque que l’auteur fait ici sur ces trois canons sembleroit annoncer que ceux de bronze etoient rares encore, et qu’on les regardoit comme une sorte de merveille.  Louis XI en fit fondre une douzaine, auxquels il donna le nom des douze pairs. (Daniel, Mil.  Franc, t.  I, p. 825.)] et l’une d’une telle grosseur que jamais je n’en ai vu de pareille:  elle avoit quarante-deux pouces de large dedans ou la pierre entre (sa bouche avoit quarante-deux pouces de diametre); mais elle me parut courte pour sa grosseur. [Footnote:  La mode alors etoit de faire des pieces d’artillerie d’une grosseur enorme.  Peu de temps apres l’epoque ou ecrivoit notre auteur, Mahomet II, assiegeant Constantinople, en employa qui avoient ete fondues sur les lieux, et qui portoient, dit on, deux cents livres de balle.  La Chronique Scandaleuse et Monstrelet parlent d’une sorte d’obus que Louis XI fit fondre a Tours, puis conduire a Paris, et qui portoit des balles de cinq cents livres.  En 1717, le prince Eugene, apres sa victoire sur les Turcs, trouva dans Belgrade un canon long de pres de vingt-cinq pieds, qui tiroit des boulets de cent dix livres, et dont la charge etoit de cinquante-deux livres de poudre (Ibid p. 323.) C’etoit encore un usage ordinaire de faire les boulets en gres ou en pierre, arrondis et tailles de calibre pour la piece.  Et voila pourquoi la Brocquiere, parlant de l’embouchure du canon, emploie cette expression, “dedens ou la pierre entre.”]

Le capitaine (commandant) de la place etoit messire Mathico, chevalier de Aragouse (d’Arragon), et il avoit pour lieutenant un sien frere, qu’on appeloit le seigneur frere.

Sur le Danube, deux journees au-dessous de Belgrade, le Turc possede ce chateau de Coulombach, qu’il a pris au despote.  C’est encore une forte place, dit-on, quoique cependant il soit aise de l’attaquer avec de l’artillerie et de lui fermer tout secours; ce-qui est un grand desavantage.  Il y entretient cent fustes pour passer en Hongrie quand il lui plait.  Le capitaine du lieu est ce Ceynam-Bay dont j’ai parle ci-devant.

Sur le Danube encore, mais a l’opposite de Belgrade, et dans la Hongrie, le despote possede egalement une ville avec chateau.  Elle lui a ete donnee par l’empereur, [Footnote:  Sigismond, roi de Boheme et de Hongrie.  On pretend que Sigismond ne les donna qu’en echange de Belgrade.] avec plusieurs autres, qui lui font un revenu de cinquante mille ducats, et c’etoit a condition qu’il deviendroit son homme [Footnote:  Deviendroit son homme.  Cette expression de la feodalite du temps indique l’obligation du service militaire et de la fidelite que le vassel devoit a son suzerain.] mais il obeit plus au Turc qu’a l’empereur.

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