ROBERT HESKETH,
His Britannic Majesty’s Consul.
To the Right Hon. Lord Cochrane,
Marquis of Maranhao, Admiral, &c.
&c.
The letter of the French Consul is even more precise, and therefore I subjoin that also:—
Vice Consulate of France at S. Louis de Maragnon,
Monsieur le Marquis, Dec. 4, 1821.
La position difficile dans laquelle je me suis trouve depuis trois mois—la delicatesse de celle dans laquelle je suis place maintenant vis-a-vis M. le President de la province de Maragnon, m’imposant le devoir de porter a la connoissance de votre Excellence les justes motifs de plainte que j’ai a lui exposer centre la conduite de M. le President Bruce envers un Agent de Sa Majeste le Roi de France, et venir a ce titre reclamer un appui que je ne puis plus dorenavant attendre de sa part. La confiance que m’inspire le caractere dont votre Excellence est revetue, et la certitude qu’elle n’ignore pas les intimes relations qui lient la France a l’Empire du Bresil, me font qu’elle saura apprecier les consequences graves que doivent entrainer l’avance faite ici aux sujets de mon Souverain, et le silence meprisant que garde a cet egard le President depuis un mois que je lui ai demande la participation du resultat d’une enquete qu’il m’assura avoir ete ordonnee par lui. Sans m’entendre sur les evenements facheux qui ont desole cette province depuis cinq mois, pour etre hors du but que je me propose je me bornerai a parler de ceux dont je puis garantir l’authenticite et de l’influence du Gouvernement de M. Bruce pendant cet intervalle sur le bien-etre de mes nationaux.
Lors des premieres armamens faits dans la province, pour opposer des forces a une expedition supposee de la part du Portugal, un Francois etabli a Caixas, compris dans une mesure generale fut oblige d’autorite de delivrer une partie d’armes dont il ne recut jamais la valeur, malgre un sejour prolonge de plusieurs mois dans le meme endroit. Quelque modique que soit la somme qu’il s’est vu dans la necessite de venir reclamer ici, elle est proportionnee a ses moyens. C’est un tort evident fait a cet homme qui ne put continuer a exercer son industrie dans le lieu qu’il avoit choisi, et fut contraint a un deplacement couteux qui doit lui retirer toute confiance a l’avenir.
L’arrivee des troupes envoyees par le President pour reprimer un mouvement dans l’interieur immediatement apres le depart de M. Jose Felix Burgos, ne fut signalee dans la ville d’Alcantara que par des desordres, les Etrangers meme n’y furent pas respectes dans cet endroit, qui n’etoit pas encore le theatre des hostilites. Un homme de ma Nation y exercant paisiblement son commerce fut attaque chez lui, eut les portes de sa maison enfoncees par les soldats, fut temoin deux fois du pillage de sa boutique et force pour sauver ses jours d’aller sejourner dans le bois; ce malheureux n’a d’autre


