The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10 eBook

This eBook from the Gutenberg Project consists of approximately 429 pages of information about The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10.

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Quant a Bergeron, il n’est personne qui ne convienne qu’en publiant sa traduction il a rendu aux lettres et aux sciences un vrai service, et je suis bien loin assurement de vouloir en deprecier le merite.  Cependant je suis convaincu qu’elle en auroit d’avantage encore s’il ne se fut point permis, pour les differens morceaux qu’il y a fait entrer, une traduction trop libre, et surtout s’il s’y fut interdit de nombreux retranchemens qui a la verite nous epargnent l’ennui de certains details peu faits pour plaire, mais qui aussi nous privent de l’inestimable avantage d’apprecier l’auteur et son siecle.  Lui-meme, dans la notice preliminaire d’un des voyages qu’il a imprimes, il dit l’avoir tire d’un Latin assez grossier ou il etoit ecrit selon le temps, pour le faire voir en notre angue avec un peu plus d’elegance et de clarte. [Footnote:  Tome I. p. 160, a la suite du Voyage de Rubruquis.] De-la il est arrive qu’en promettant de nous donner des relations du treizieme et du quatorzieme sieecle [sic—­KTH], il nous en donne de modernes, qui toutes ont la meme physionomie a peu pres, tandis que chacune devroit avoir la sienne propre.

Le recueil de Bergeron, bon pour son temps, ne l’est plus pour le notre.  Compose d’ouvrages qui contiennent beaucoup d’erreurs, nous y voudrions des notes critiques, des discussions historiques, des observations savantes; et peut-etre seroit-ce aujourd’hui une entreprise utile et qui ne pourroit manquer d’etre accueillie tres-favorablement du public, que celle d’une edition nouvelle des voyages anciens, faite ainsi, surtout si l’on y joignoit, autant qu’il seroit possible, le texte original avec la traduction.  Mais cette traduction, il faudrait qu’elle fut tres-scrupuleusement fidele.  Il faudroit avant tout s’y interdire tout retranchement, ou au moins en prevenir et y presenter en extrait ce qu’on croiroit indispensable de retrancher.  Ce n’est point l’agrement que s’attend de trouver dans de pareils ouvrages celui qui entreprend la lecture; c’est l’instruction.  Des le moment ou vous les denaturerez, ou vous voudrez leur donner une tournure moderne et etre lu des jeunes gens et des femmes, tout est manque.  Avez-vous des voyages, quels qu’ils soient, de tel ou tel siecle?  Voila ce que je vous demande, et ce que vous devez me faire connoitre.

Si parmi ceux de nos gens de lettres qui avec des connoissances en histoire et en geographie reunissent du courage et le talent des recherches, il s’en trouvoit quelqu’un que ce travail n’effrayat pas, je la previens que, pour ce qui concerne le Speculum historiale, il en existe a la Bibliotheque nationale quatre exemplaires manuscrits, sous les numeros 4898, 4900, 490l, et 4902.

Les deux Voyageurs du quatorzieme siecle qui ont publie des relations ne sont point nes Francais; mais tous deux ecrivirent primitivement dans notre langue:  ils nous appartiennent a titre d’auteurs, et sous ce rapport je dois en parler.  L’un est Hayton l’Armenien; l’autre, l’Anglais Mandeville.

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