The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10 eBook

This eBook from the Gutenberg Project consists of approximately 429 pages of information about The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10.

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Caumissin, qu’on trouve ensuite apres avoir traverse une montagne, a de bons murs, qui la rendent assez forte, quoique petite.  Elle est sur un ruisseau, en beau et plat pays, ferme par d’autres montagnes a l’occident, et ce pays s’etend, dans un espace de cinq a six journees, jusqu’a Lessere.

Missy fut egalement et forte et bien close:  mais une partie de ses murs sont abattus; tout y a ete detruit, et elle n’a point d’habitans.

Peritoq, ville ancienne et autrefois considerable, est sur un golfe qui s’avance dans les terres d’environ quarante milles, et qui part de Monte-Santo, ou sont tant de caloyers.  Elle a des Grecs pour habitans, et pour defense de bonnes murailles, qui cependant sont entamees par de grandes breches.  De la, pour aller a Lessere, le chemin est une grande plaine.  C’est pres de Lessere, dit-on, que se livra la grande bataille de Thessale (de Pharsale).

Je n’allai point jusqu’a cette derniere ville.  Instruits que le Turc etoit en route, nous l’attendimes a Yamgbatsar, village construit par ses sujets.  Il n’arriva que le troisieme jour.  Son escorte, quand il marchoit, etoit de quatre a cinq cents chevaux; mais comme il aimoit passionnement la chasse au vol, la plus grande partie de cette troupe etoit composee de fauconniers et d’ostriciers (autoursiers), gens dont il faisoit un grand cas, et dont il entretenoit, me dit-on, plus de deux mille.  Avec ce gout il ne faisoit que de petites journees, et ses marches n’etoient pour lui qu’un objet d’amusement et de plaisir.

Il entra dans Yamgbatsar avec de la pluie, n’ayant pour cortege qu’une cinquantaine de cavaliers avec douze archers, ses esclaves, qui marchoient a pied devant lui.  Son habillement etoit une robe de velours cramoisi, fourree de martre zibeline, et sur la tete il portoit, comme les Turcs, un chapeau rouge; mais, pour se garantir de la pluie, par-dessus sa robe il en avoit mis une autre de velours, en guise de manteau, selon la mode du pays.

Il campa sous un pavillon qu’on avoit apporte; car nulle part on ne trouve a loger, nulle part on ne trouve de vivres que dans les grandes villes, et, en voyage, chacun est oblige de porter tout ce qui lui est necessaire.  Pour lui, il avoit un grand train de chameaux et d’autres betes de somme.

L’apres-dinee il sortit pour aller prendre un bain, et je le vis a mon aise.  Il etoit a cheval, avec son meme chapeau et sa robe cramoisie, accompagne de six personnes a pied; je l’entendis meme parler a ses gens, et il me parut avoir la parole lourde.  C’est un prince de vingt-huit a trente ans, qui deja devient tres-gras.

L’ambassadeur lui fit demander par un des siens s’il pourroit avoir de lui une audience et lui offrir les presens qu’il apportoit.  Il fit reponse qu’allant a ses plaisirs il ne vouloit point entedre parler d’affaires; que d’ailleurs ses bayschas (bachas) etoient absens, et que l’ambassadeur n’avoit qu’a les attendre ou aller l’attendre lui-meme dans Andrinople.

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