The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10 eBook

This eBook from the Gutenberg Project consists of approximately 429 pages of information about The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10.

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De Misterio a Pirgasy, ou il ne demeure que des Turcs, et dont les murs sont abattus;

De Pirgasy a Zambry, egalement detruite;

De Zambry a Andrenopoly (Andrinople), grande ville marchande, bien peuplee, et situee sur une tres-grosse riviere qu’on nomme la Marisce, a six journees de Constantinople.  C’est la plus forte de toutes celles que le Turc possede dans la Grece, et c’est celle qu’il habite le plus volontiers.  Le seigneur ou lieutenant de Grece (le gouverneur) y fait aussi son sejour, et l’on y trouve plusieurs marchands Venitiens, Catalans, Genois et Florentins.  Depuis Constantinople jusque la, le pays est bon, bien arrose, mais mal peuple; il a des vallees fertiles, et produit de tout, excepte du bois.

Le Turc etoit a Lessere, grosse ville en Pyrrhe, pres du lieu de Thessalie ou se livra la bataille entre Cesar et Pompee, et messire Benedicto prit cette route pour se rendre aupres de lui.  Nous passames la Marisce en bateaux, et rencontrames, a peu de distance, cinquante de ses femmes, accompagnees d’environ seize eunuques, qui nous apprirent qu’ils les conduisoient a Andrinople, ou lui-meme se proposoit de venir bientot.

J’allaia Dymodique, bonne ville, fermee d’une double enceinte de murailles.  Elle est fortifiee d’un cote par une riviere, et de l’autre par un grand et fort chateau construit sur une hauteur presque ronde, et qui, dans son circuit, peut bien renfermer trois cents maisons.  Le chateau a un donjon ou le Turc, m’a-t-on dit, tient son tresor.

De Dymodique je me rendis a Ypsala, assez grande ville, mais totalement detruite, et ou je passai la Marisce une seconde fois. [Footnote:  Ici le copiste ecrit la Maresce, plus haut il avoit mis Maresche, et plus haut encore Marisce.  Ces variations d’orthographe sont infiniment communes dans nos manuscrits, et souvent d’une phrase a l’autre.  J’en ai fait la remarque dans mon discours preliminaire.] Elle est a deux journees d’Andrinople.  Le pays, dans tout cet espace, est marecageux et difficile pour les chevaux.

Ayne, au-dela d’Ypsala, est sur la mer, a l’embouchure de la Marisce, qui a bien en cet endroit deux milles de large.  Au temps de Troye-la-Grant, ce fut une puissante cite, qui avoit son roi:  maintenant elle a pour seigneur le frere du seigneur de Matelin, qui est tributaire du Turc.

Sur une butte ronde on y voit un tombeau qu’on dit etre celui de Polydore, le plus jeune des fils de Priam.  Le pere, pendant le siege de Troie, avoit envoye son fils au roi d’Ayne, avec de grands tresors; mais, apres la destruction de la ville, le roi, tant par crainte des Grecs que par convoitise des tresors, fit mourir le jeune prince.

A Ayne je passai la Marisce sur un gros batiment, et me rendis a Macry, autre ville maritime a l’occident de la premiere, et habitee de Turcs et de Grecs.  Elle est pres de l’ile de Samandra, qui appartient au seigneur d’Ayne, et elle paroit avoir ete autrefois tres-considerable; maintenant tout y est en ruines, a l’exception d’une partie du chateau.

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