de notes deplacees et injurieuses pour le caractere
de l’auteur et de son ouvrage. Par suite
probablement du peu d’etendue de ses idees
et de l’organisation vicieuse de ses autres
sens, ce typographe s’est livre a une series
d’observations qui outragent autant la raison
que la politesse, et qui decelent hautement sa
malignite et sa noirceur. Les formes de son procede
ne sont pas moins meprisables que le fond. Avec
la pretention avouee de ne repandre que partiellement
sa version,
(Voulant blesser et cependant timide pour frapper)
il s’est servi de ses propres presses et il a imprime le texte et les notes avec des caracteres et sur un papier aussi semblables que possible a ceux de l’ouvrage qu’il venait de traduire. Il en a surveille, a ce qu’on assure, l’impression, avec l’attention personelle la plus scrupuleuse, en sorte qu’il n’est aucune epreuve egaree, qui ait ete soumise a d’autres yeux que les siens. Il a prit soin, en outre, d’en faire tirer, au moins, cent exemplaires, et de les repandre.[C] Comme ces cent exemplaires seront probablement lus par dix fois le meme nombre de personnes, il y aurait eu plus de franchise et peut-etre plus de bon sens de la part de M. Crapelet a diriger publiquement ses coups contre moi que de le faire sous la couverture d’un pamphlet prive. Il a fait choix de ce genre d’attaque; il ne me reste plus qu’a adopter une semblable methode de defense: si ce n’est, qu’au lieu de cent exemplaires, ces remarques ne seront veritablement imprimee qu’a trente six. Ce procede est certes plus delicat que celui de mon adversaire; mais soit que M. Crapelet ait prefere l’obscurite a la lumiere, il n’en est pas moins evident que son intention a ete d’employer tous ses petits moyens, a renverser la reputation d’un ouvrage, dont il avoue lui-meme avoir a peine lu la cinquantieme partie!
“Par le contenu de ses notes, on voit qu’il a cherche, avec une assiduite condamnable, a recueillir le mal qu’il me suppose avoir eu l’intention de dire des personnes que j’ai citees, et cependant, apres tout ce travail, a peine a-t-il pu decouvrir l’ombre d’une seule allusion maligne. Jamais on ne fit un usage plus deplorable de son tems et de ses peines, car toutes les phrases de cette production sont aussi obscures que tirees de loin.
“Il est difficile, ainsi que je l’ai deja observe, de se rendre compte des motifs d’une telle conduite. Mais M. Crapelet n’a fait part de son secret a personne, et d’apres l’echantillon dont il s’agit ici, je n’ai nulle envie de le lui demander.
T.F.D.
“J’avais eu d’abord l’intention de relever chacunes des notes de M. Crapelet, mais de plus mures reflexions m’ont fait connaitre l’absurdite d’une telle enterprise. Je m’en suis donc tenu a la preface, sans toutefois, ainsi que le lecteur pourra s’en appercevoir, laisser tomber dans l’oubli le merite des notes. Encore un mot; M. Crapelet


