A Residence in France During the Years 1792, 1793, 1794 and 1795, Part III., 1794 eBook

This eBook from the Gutenberg Project consists of approximately 248 pages of information about A Residence in France During the Years 1792, 1793, 1794 and 1795, Part III., 1794.

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dans la bibliotheque des livres de droit; et non-obstant le decret qui porte qu’on ne touchera point Domat ni a Charles Dumoulin, bien qu’ils traitent de matieres feodales, ils sont main basse sur la moitie de la bibliotheque, et chargent deux Chrocheteurs des livres paternels.  Ils trouvent une pendule, don’t la pointe de Paiguille etoit, comme la plupart des pointes d’aiguilles, terminee en trefle:  il leur semble que cette pointe a quelque chose d’approchant d’une fleur de lys; et non-obstant le decret qui ordonne de respecter les monumens des arts, il confisquent la pendule.—­Notez bien qu’il y avoit a cote une malle sur laquelle etoit l’adresse fleurdelisee du marchand.—­Ici il n’y avoit pas moyen de aier que ce fut une belle et bonne fleur de lys; mais comme la malle ne valoit pas un corset, les Commissaires se contentent de rayer les lys, au lieu que la malheureuse pendule, qui vaut bien 1200 livres, est, malgre son trefle, emportee par eux-memes, qui ne se fioient pas aux Chrocheteurs d’un poid si precieux—­et ce, en vertu du droit que Barrere a appelle si heureusement le droit de prehension, quoique le decret s’opposat, dans l’espece, a l’application de ce droit.—­Enfin, notre decemvirat sectionnaire, qui se mettoit ainsi au-dessus des decrets, trouve le brevet de pension de mon beau-pere, qui, comme tous les brevets de pension, n’etant pas de nature a etre porte sur le grand livre de la republique, etoit demeure dans le porte-feuille, et qui, comme tous les brevets de pension possibles, commencoit par ce protocole; Louis, &c.  Ciel! s’ecrient les Commissaires, le nom du tyran!—­Et apres avoir retrouve leur haleine, suffoquee d’abord par l’indignation, ils mettent en poche le brevet de pension, c’est a dire 1000 livres de rente, et emportent la marmite.  Autre crime, le Citoyen Duplessis, qui etoit premier commis des finances, sous Clugny, avoit conserve, comme c’etoit l’usage, la cachet du controle general d’alors—­un vieux porte-feuille de commis, qui etoit au rebut, ouble au dessus d’une armoire, dans un tas de poussiere, et auquel il n’avoit pas touche ne meme pense depuis dix ans peutetre, et sur le quel on parvint a decouvrir l’empreinte de quelques fleurs de lys, sous deux doigts de crasse, acheva de completer la preuve que le Citoyen Duplessis etoit suspect—­et la voila, lui, enferme jusqu’a la paix, et le scelle mis sur toutes les portes de cette campagne, ou, tu te souviens, mon cher Freroa—­que, decretes tous deux de prise de corps, apres le massacre du Champ de Mars, nous trouvions un asyle que le tyran n’osoit violer."

“The day before yesterday, two Commissaries belonging to the section of Mutius Scaevola, entered my father-in-law’s apartments; they found some law-books in the library, and, notwithstanding the decree which exempts from seizure the works of Domat and Charles Dumouin, (although they treat of feudal matters,) they proceeded to lay violent hands on one half of the collection, and loaded two porters with

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